
Quand ils vous survolent c'est un délice, une fois, j'étais allongé dans le sable et tout le groupe s'est posé à quelques métres de moi.
Sur la dune blanche, la grande dune sauvage qui fait face à la mer, les oyats semblent lui donner une chevelure, et nos bruants courent en sautillant, à la recherche des graines perdues.
Quand ils se reposent, ils cherchent les milieux moins déserts près des laisses de mer ou de gros cailloux.
En voilà un qui danse !
Ils affectionnent les zones à salicornes , les vasières littorales, ici un beau mâle, si je puis dire.
et ils grapillent cette minuscule nourriture qu'ils trouvent facilement.
Un soir, ils repartiront vers le nord rejoindre leur toundra natale, grâce à leur vol puissant, et, poussés par l'instinct de la migration, ils apporteront aussi à leur arrivée toute cette joie
de vivre qui les symbolise.
Thierry Tancrez