Deuxième partie de notre voyage à travers les oiseaux présents dans cette belle région du delta du Guadalquivir. Avec cette première rencontre, peu banale dans l'approche de l'oiseau, qui
normalement garde bien ses distances, mais cette fois ce ne fut pas le cas, je repère plusieurs Huppes fasciées prenant leur petit déjeûner, sur une pelouse, elles remontent de gros vers et se
gavent, elles ne prêtent aucune attention à ma présence, je rampe donc comme d'habitude façon ver de terre également.
La huppe est vraiment un oiseau plaisant à observer, son long bec la rend redoutable pour la recherche d'insectes au sol, elle continue son parcours, en se dandinant , en vol par contre c'est un
papillon : ses ailes larges lui donnent une allure souple.
et hop! le verre est dans le gosier.
Revenons dans les zones humides où, après de longue heures de patience, un oiseau sort de la jungle verte composée de massettes et roseaux, la talève sultane, je la découvre enfin sur son berceau,
si je puis dire, puisque c'est en Andalousie qu'elle fut observée en premier, elle avance prudemment je me fais tout petit.... observez ses longs doigts conçus pour la marche silencieuse à travers
ou sur la végétation aquatique, elle disparaîtra quelques minutes plus tard.
Un oiseau me survole il n'arrête pas de lancer son petit cri, très haut dans le ciel, puis vient se poser non loin j'en profite , car la Cisticole des joncs se laisse rarement approcher, oiseau à
la base purement méditerranéen on la retrouve désormais nicheuse dans le nord de la France.
Cet oiseau est un juvénile: on voit encore la couleur de la commissure du bec, plus tard je ferai d'autres rencontres avec ce petit piaf, toujours entrain et qui égaie parfois les zones sèches où
peu d'oiseaux s'aventurent.
A Donana, il y a un limicole incontournalbe , c'est l'Echasse blanche, conçue pour atteindre des vasières au niveau d'eau assez haut , elle se sert de son bec très fin comme d'une
aiguille pour trouver de minuscule invertébrés.
J'ai pu assister à des mouvements très importants au dessus du delta, je ne savais si elles partaient déjà en Afrique, ou si j'observais simplement des mouvement locaux mais le spectacle était
grandiose.
Pour la photo c'est autre chose, oiseau blanc et noir , lumière photo très forte, j'ai dû jouer avec la balance des blancs, et vérifier au cours de mes clichés que je n'étais pas trop
surexposé.
et voilà un juvénile en vol, observez la couleur de son bec et de ses pattes, il est aussi présent sur la photo ci- dessus
à très bientôt pour la dernière partie - thierry